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Les grandes dérives d’Airbnb #1

dérives

par  BsBnbe | Fev 01, 2018 | Dossiers

Dû au boom des locations touristiques saisonnières, Airbnb est entré dans le viseur de plusieurs grandes villes européennes. On lui reproche notamment d’empirer la crise de l’immobilier au sein des grands centres touristiques.

 

En effet, la location de vacances en meublés de tourisme n’est pas sans dérives. Il en résulte une baisse de l’offre des logements locatifs traditionnels provoquant une augmentation en flèche des loyers dans les centre-villes. Cette pénurie de logements couplée à l’inflation des loyers contraint une partie de la population à redoubler d’efforts pour trouver un logement adéquat.

 

 

Au commencement, Airbnb:

 

En 2007, Airbnb c’était deux colocataires qui, pour payer leur loyer, ont eu l’idée d’accueillir des voyageurs chez eux. Avec 3 matelas pneumatiques et la promesse d’un petit déjeuner, le concept était lancé. La start-up prend du temps à démarrer jusqu’à 2010 où elle décolle passant de 100.000 locations à 800.000 à la fin de l’année.

Airbnb se présente comme un mouvement social qui se veut créateur de liens. Elle connecte des hôte.sses avec des voyageurs potentiels pour créer un sentiment d’appartenance à une communauté. Leur devise : Offrir aux voyageurs la possibilité de vivre comme un local et ça n’importe où dans le monde.

Avec ses 4.000.000 d’annonces, Airbnb est victime de son propre succès puisque les grandes villes du monde ont réalisé que la petite start-up du début est devenue l’une des plus grandes marques mondiales de voyages en ligne.

 

 

L’accentuation de la crise immobilière :

 

Désormais, louer une chambre en location à court-terme n’a jamais été autant controversé. On reproche aux plateformes de location saisonnière telles que Airbnb d’alimenter des crises du logement en contribuant à une pénurie de logements abordables.

Des villes comme New-York, Londres, Barcelone, Paris ou encore Bruxelles qui possèdent une grosse concentration de logements Airbnb ; remarquent une diminution de leurs logements disponibles à la vente et à la location. Depuis quelques années, le développement rapide de la location saisonnière a montré qu’il y a beaucoup de profits à réaliser dans ce domaine. Et ces gros bénéfices ont tendance à produire à la fois des gagnants et des perdants.

Un nombre croissant de propriétaires désirent également profiter du succès de la firme américaine. Ils se sont aperçus que louer leur bien à la nuit était bien plus lucratif que d’installer un locataire à long-terme. Un véritable business s’est alors créé pour les particuliers. Le problème étant que la concentration locale de logements Airbnb fait grimper le prix de l’immobilier résidentiel. Ce phénomène se développe au détriment du bien-être de la population locale. Celle-ci se voit forcée de quitter le centre-ville car les prix des loyers y sont beaucoup trop élevés.

 

 

Une vie de quartier fragilisée

 

Airbnb est accusée de vider les villes. Au sein des quartiers touristiques, les logements Airbnb ne sont plus disponibles pour des locataires permanents. Cette conversion des logements en location de vacances transforme peu à peu ces quartiers résidentiels en logements touristiques. Les résidents de ces quartiers voient leur qualité de vie diminuée : les commerces de proximités (le salon de coiffure, l’épicerie du coin,etc.) sont remplacés par une prolifération de lieux et de divertissements touristiques.

Il en résulte une augmentation de l’afflux de touristes mais aussi une transformation des caractéristiques socio-démographiques de ces quartiers en faveur d’une population plus riche.

Ici, à Bruxelles, certains ignorent encore en quoi consistent la législation de 2016 concernant l’hébergement touristique. De son côté, Airbnb  s’engage à responsabiliser ses utilisateurs en leur fournissant toutes les infos nécessaires pour bien démarrer leur annonce sur leur site.

Et vous ? Que pensez-vous des grandes dérives d’Airbnb ?